EXPO : PARIS – LONDRES – 1966-1989-MIGRATIONS MUSICALES

Une exposition que j’ai eu la chance de découvrir en mars 2019! Elle s’adresse aux amoureux de la musique et de l’histoire -des différentes histoires qui traversent nos sociétés- du rôle de la musique des afro descendants et de sa place prépondérante dans ces histoires d’exil qui accompagnent tous les peuples. Comment la musique accompagne encore aujourd’hui chacun d’entre nous, porteuse de récits, étendard d’une identité commune mais plurielle.

En tant que fille de personnes ayant émigré du Sénégal vers la France, petite fille de personnes ayant vécu un douloureux exil de Guinée au Sénégal, mais surtout en tant que femme noire française, j’ai pu ressentir dans mes tripes une nostalgie, une complainte constante, mais également de la joie – comme cela m’arrive quand j’écoute certains sons entendus lors de ma très jeune enfance. Le pouvoir de la musique de nous transporter dans des lieux et des époques connus par les notre, comme si la mémoire se retrouvait encapsulée et transmise par les voies de la génétique (avez-vous entendu parler de l’héritage épigénétique ?). Il est également que la musique a un pouvoir si grand qu’il transcende les frontières, cependant son caractère social n’est pas négligeable. Comme tout art il est vecteur premier des émotions et ainsi de celles qui nous poussent à survivre, combattre et se défendre.

Ainsi lors du parcours de cette exposition et même avant d’y accéder, j’étais parcourue d’une sensation mitigée : le cœur remplie d’amour, de peine, mais surtout d’une admiration et d’une fierté indescriptible.

En déambulant 3 heures durant, seule dans les salles remplies, j’ai ressenti un fort sentiment d’appartenance. Un lien tantôt visible, tantôt invisible où je retrouvais la résilience, le courage et les cris d’espoirs de tant de monde dont la vie fut un combat.

Des artistes de tous les continents, originaires ou exilés, de toutes les dernières décennies, en différentes langues délivraient le même message et à l’origine d’une culture underground souvent récupérée et utilisée pour les exclure. Grande fut mon émotion c’est pourquoi je veux la partager avec vous.

Je ne peux reproduire et retranscrire toute l’expo, les différents supports artistiques allant de la photo à la vidéo, en passant par la sculpture, mais ci-dessous quelques noms et photos ET EN PLUS COMME JE SUIS TROP GENTILLE VOUS POUVEZ RETROUVER ICI JE  UNE PETITE PLAYLIST POUR VOUS IMMERGER  ! PARTAGEZ, COMMENTEZ ! ICI

Neil KENLOCK – Photographe Jamaïcain né en 1950 exprime son expérience du racisme en Grande-Bretagne- et de toute la génération arrivée à partir de la fin des années 40 par le Windrush, navire ayant importé presque 500 immigrants des Antilles britanniques, pour combler la pénurie de main-d’œuvre après la deuxième guerre mondiale.

Racisme encore présent aujourd’hui puisque des mesures d’expulsions ont été prévues en 2019 ! Voici deux articles de RFI et  Monde pour aller plus loin.

KeepBritainWhite-1972 Neil Kenlock

James BARNOR – Né en 1929 à Accra, photographe ghanéen. Un article à son sujet ici

Joseph TAM – Un peintre dominicano-britannique aux oeuvres engagés, je vous invite sincèrement à découvrir son travail . En voici une puissante, Spririt of Carnaval, datant de 1988 et dépeignant clairement les violences policières subit par la communauté noire lors du carnaval de Nothing Hill : spirit of carnaval

Une sélection de mes photos prises durant l’expo :

ENJOY ! Et vous êtes d’accord, on mérite beaucoup plus d’expo comme ça ?

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