Expo – « La lutte » de l’artiste Josué Comoe

Cela fait deux semaines que je voulais écrire sur cette exposition. Mais il était peut être un peu trop tôt…trop tôt…ce n’est pas vraiment pas dans l’ère du temps de le prendre justement, quand chacun écrit et publie instantanément tout ce qu’il vit. Ici, sur mon blog, mon espace, le vôtre aussi, on prend son temps.

Et j’ai aussi pris le temps dernièrement de renouer avec l’art sous toutes ses formes. Un besoin vital. Mais trêve de blabla, enfin non continuons le blabla mais centrons le sur cette exposition que j’ai été voir à l’espace 33, rue Bouret dans le 19e arrondissement de Paris, un jeudi de mai. C’était l’avant dernier jour et je m’en serais voulue à vie si je n’y avais pas été !

Je pensais arriver et, comme dans certaines galeries, être seule face à des toiles, croiser l’artiste et lui exprimer mon admiration ( mouais je suis tellement timide que je lui aurais juste esquissé un sourire flippant). Mais ce n’était pas le cas ! Une dizaine de personnes déambulaient, prenaient des photos, des Snaps … je désapprouve quand on prend vraiment TOUT en photo donc ok on en prend une ou deux puis on vit le truc.

J’ai moi même pris cette photo qui illustre ce billet et je vous explique pourquoi.

Cette pièce faite avec un stylo, m’a mis un coup de poing, oui vraiment, je l’ai senti dans le creux de mon ventre, brutal et déstabilisant. Cette sensation d’avoir mal, de vouloir pleurer mais de ravaler ces larmes et tenir ma tête bien haute afin d’affronter …une menace. ( La photo ne pourra pas retranscrire l’émotion de ce retrouver en face et de voir tous les détails).

J’ai pu suivre depuis plusieurs mois, le travail et les questionnements, positionnements de cet artiste, sur les réseaux sociaux mais je n’avais pas vu ces pièces là.

Et c’est ce que j’aime. Quand une œuvre te parle directement, par l’émotion pure et inexpliquée.

Car nous avons eu la chance d’échanger avec l’artiste qui nous a partagé son parcours et la naissance de ses œuvres. Quand il a parlé de ces toiles créées au stylo, nous avons pu comprendre le processus de création et les sentiments l’accompagnant et j’ai été émue encore une fois. Différents degrés de lecture. Une seule émotion.

Nous avons eu la chance d’avoir les éclairages par l’artiste de son œuvre et cela m’a beaucoup touché car j’ai fait des études en médiation culturelle et rendre accessible toutes les œuvres est d’une importance fondamentale pour moi.

Après j’attache une grande importance aux ressentis et premières impressions avant d’avoir le contexte de création autour de l’oeuvre.

Sans tout vous dire, Josué Comoe raconte à son auditoire qu’il était en colère à ce moment. Aujourd’hui je lui réponds que j’ai reçu ses sentiments en pleine face, que face à ce tryptique il a touché 1000 âmes dans leur singularité tout en éveillant un sentiment sûrement universel.

N’est-ce donc pas à la fois la chose la plus magique pour nous, êtres de sens, dans un mode qui nous déshumanise ? ( Question claire ou pas ? Lol).

La parole complète et précise, mais sincèrement, je vous invite à découvrir cet artiste dont il me tarde de voir où ses prochaines oeuvres nous porteront.

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J’ai aimé « Florence, portraits à la cour des Médicis » au Musée Jacquemart-André à Paris

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C’était la première fois que je me rendais dans ce musée privé…Un lieu calme, classique, des couples quinqua, des jeunes filles emmenant leurs grand-mères, et nous…ma meilleure amie, historienne de formation, et moi, pas super discrète…moi avec mon gros bidon et ma robe à frange…elle qui s’écrit à chaque tableau « roh putain comment il s’est touché Bronzino »

J’ai beaucoup aimé l’introduction en vidéo sur le maniérisme (par Hector Olbak, historien et critique d’art), qui permet de comprendre comment les peintres représentaient les mains de ces nobles …comprendre le message à travers la gestuelle représentée…j’ai adoré !

http://www.arte.tv/guide/fr/043028-000/grand-art  (Un lien pour approfondir)

J’ai aimé redécouvrir la généalogie des Médicis et voir « leurs ganaches » ça m’a renvoyé à certains de mes cours d’italien au lycée…

Car oui j’aime l’art italien, mais plus largement les portraits, j’aime comme les artistes captent un sentiment que nous seul interprétons, des siècles plus tard…. Parfois il y’ a aussi des choses qui m’interpellent, pour moi des défauts (le corps trop proéminent par rapport au visage)  mais le sentiment qui m’a envahit lors de cette exposition comme toujours, c’est le décalage de nos époques, de nos mœurs, qu’on ne se comprendrait peut-être pas (les personnes représentées et nous)… alors je les fixe et cherche une réponse dans leurs regards….s’ils me voyaient en face d’eux ils ne seraient pas aussi calmes …ahahah !