Mes vacances sans smartphone ou ma « digital detox » surprise !

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Et oui incroyable mais vrai, je vis sans smartphone depuis 3 semaines…Il s’est éteint un soir sans prévenir et sans bruit.

Cela est arrivé à pas mal d’entre nous, les véritables addicts aux smartphones, d’être momentanément sans, et je suis curieuse de savoir comment vous avez vécu cette…. « ablation », de quelques heures, jours ou semaines?

Pour une fille comme moi, tout le temps avec le téléphone à la main, et pour qui l’idée de perdre mon téléphone était source d’angoisse et bien ça va! Ce n’est pas insurmontable ! Au contraire ça fait beaucoup beaucoup de bien.

Bon il est difficile couper court complétement, parce que le téléphone simplifie énormément nos vies quand il est question d’organisation donc il a fallu :

  • Laisser un message sur facebook pour prévenir de mon indisponibilité (via pc)
  • Passer des appels pour rendez-vous médicaux ou urgences avec le téléphone de chéri
  • Noter les rendez-vous sur des post-it qu’on met sur le frigo, donc utiliser un stylo!
  • Et surtout ressortir des livres, des magazines, écouter la radio, afin de profiter de cette nouvelle tranquillité.

Et je me suis réellement rendue compte (même si je le savais) que je passais BEAUCOUP TROP de temps à regarder …mails, snapchat, instagram, whatsapp, wordpress, facebook, twitter, vine, skype…donc gosso modo ça te prends au moins 15 minutes toutes les heures (je vous laisse calculer ce que ça fait par jour, semaines, mois, année lol) et j’ai appris donc que j’étais légèrement (comme beaucoup d’entre nous) « nomophobique » (no mobile phobia) et que je n’aimais pas l’idée de rater une publication sur les différents réseaux…

-article sur la Nomophobie-

Alors une question s’est imposée à moi : et si je restais sans smartphone ?

Oui parce que cette idée d’addiction ne me plaît pas beaucoup mais aussi parce que la durée de vie de mes précédents smartphones était au mieux d’1 an … les constructeurs devraient être capables de nous proposer du solide…Wait… #MoneyMoneyMoney

Donc je me pose sérieusement la question … mais grosse hésitation car j’adore mes applis, avoir ma musique, regarder des vidéos quand je prends le rer, tout avoir sous la main, garder le lien avec mes amis réels et virtuels….bref ce n’est pas indispensable mais fort agréable!

Je compte reprendre un smartphone après notre retour de vacances ainsi le décrochage est total mais du coup je pense prolonger l’expérience et me forcer à décrocher quelques jours par mois… un espèce de jeûne des réseaux sociaux …et c’est une pratique répandue (il existe aussi des centres de désintox digital oui oui !)

Bon j’avoue avoir installé Instagram sur le téléphone de chéri (#tropfaible) mais je consulte de temps en temps, c’est à dire 1 fois tous les 2 jours pendant 10-15 minutes…mais ce n’est rien comparé aux 10 applis qui te prennent 24x 15 min+ 1 min nocture…vous êtes d’accord ? :p

Renouer avec sa langue maternelle

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(Photo provenant de ce superbe blog)

 

J’ai grandi en entendant mes parents parler plusieurs langues. Le français, l’anglais et plusieurs dialectes de l’Afrique de l’ouest, mais à la maison nous parlions principalement français et peul.

Petites, nous le parlions couramment ma grande sœur et moi,  nous avions passé 4 mois au Sénégal à ne parler que peul avec notre famille mais nous le parlions avant ce voyage déjà. Quand nous sommes rentrées, nous étions avec ma  cousine qui nous a suivi en France. Elle était plus âgée et je pense que ça a été dur pour elle de quitter le Sénégal pour un pays comme la France car elle a dû s’adapter à un nouveau rythme, vivre en appartement plutôt que dans une concession mais surtout là où des gens se moquaient de son accent et sa maitrise approximative du français. Ainsi cette jeune adolescente, loin de chez elle et mal dans sa peau,ma cousine a fait un rejet de sa langue pour s’approprier sa langue d’adoption, et nous petites filles qui l’admirions et qui la voyions comme modèle, nous avons suivi sont exemple et avons arrêté de nous exprimer en peul.

Aujourd’hui, je comprends parfaitement  le peul et je me demande si mes parents le savent parce qu’ils nous parlent en français et se répètent quand ils parlent en peul avec d’autres personnes comme pour dire « han mince il faut que tu comprennes ce que je viens de dire ».

Il m’est arrivé aussi au Sénégal d’être en face de personne qui parlait sur moi, devant moi pensant que je ne comprenais pas…pour le coup ça me faisait bien rire de constater l’hypocrisie de ces personnes. Je ne dévoilais rien, je trouve qu’ainsi j’avais un peu le dessus sur la situation, surtout que j’y ai passé 3 mois seule 🙂

J’ai terriblement envie de reparler cette langue qui m’est chère et j’ai envie de la transmettre à ma fille car c’est une grande richesse, et ça éveille des sentiments forts , des souvenirs, un attachement viscéral. Mais comme ma cousine qui se sentait honteuse de son accent en parlant français, je me sens un peu honteuse de mon accent français en parlant peul. Cependant c’est une langue nasale, avec plus de nuances que le français alors quand je dis quelques mots à ma fille quand nous sommes seules ça ne me semble pas ridicule, j’appuie un petit peu et ça sonne bien. Mais comme le chant je me dis qu il faut que je reprenne des habitudes de diction.

Voilà, je pense qu’il y’ a beaucoup de personnes issues de l’immigration, 2e,3e,4e génération qui se trouvent dans la même situation. J’ai décidé d’en parler à ma mère et de renouer avec ma langue maternelle…surtout que je suis douée en langue que j’ai pu apprendre l’anglais, l’italien, le portugais, un peu d’allemand et de breton…j’ai même envie d’apprendre le peul littéraire mais aussi l’arabe.

Et vous alors vous avez envie d’apprendre ou réapprendre une langue ?

 

Le Harcèlement de rue, tous concernés !

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Vous avez vu le court métrage du jeune réalisateur Maxime Gaudet ?

Je vous invite à le regarder, il aborde le thème du harcèlement d’une de façon très juste et poignante sans pour autant recourir à des images de violence physique.

C’est un sujet qui nous touche tous et dont on parle beaucoup mais est-il vraiment combattu?  Je ne pense pas!

Tous les jours, nous entendons que près de chez nous ou à l’autre bout du monde, des personnes se font agresser et POURQUOI ?

Encore il y’ a quelques jours, une jeune fille de 17 violée par une trentaine d’individus…

Je suis dégoutée, j’ai envie de vomir, de crier, de voir ces monstres souffrir.

J’ai envie de serrer les victimes das mes bras, leur dire qu’elles ne sont pas seules…(bien sûr vous savez que cela ne concerne pas seulement les femmes bien qu’on soient en première ligne…)

Réfléchir à la façon dont on s’habille selon où on va, faire des détours pour rentrer chez soi pour éviter de passer devant un groupe de mecs, marcher à vive allure le cœur battant à la chamade, se faire insulter de pute systématiquement, être confrontée aux frotteurs des transports et aux exhibitionnistes….

Comment pouvons-nous le combattre à notre niveau ? En ne détournant pas les yeux, en arrêtant de culpabiliser les victimes et en ne minimisant pas ces actes! Il n’y a pas de situations où nous pouvons dire « ce n’est rien ».

Personnellement, j’ai vécu beaucoup de situations et j’ai aussi été témoin de scènes que je n’aurais jamais cru être possible avant qu’elles n’arrivent alors je vais un peu vous raconter ce que j’ai ressenti et comment j’ai réagi. Vous pouvez me raconter aussi en commentaire j’éditerai le billet au fur et à mesure.

      1. [Moi] Le premier souvenir malheureux que j’ai eu, je devais avoir 6 ans et ma grande sœur 8. On allait à la boucherie avec une liste de choses à prendre. c’était à 10 minutes même pas à pied et nous connaissions vraiment tous le monde, on se sentait vraiment en sécurité dans notre quartier. A mi-chemin on s’est aperçues il y’ avait un homme d’une cinquantaine d’années qui nous suivait mais bon on a pas eu peur, c’était surement son chemin aussi, jusqu’au moment où il nous dépasse se retourne et nous montre son sexe. Alors on s’est mis à courir, on a été à la boucherie, pris les courses et nous sommes rentrées, en faisant attention et en nous retournant plusieurs fois pour voir si on ne nous suivait pas.
      2. [Moi] Dans le quartier où j’ai grandi il y’ avait des histoires sordides et les gens croyaient beaucoup à l’expression « tu mets une jupe t’es une pute »et c’était plus compliqué pour les filles sans grands frères où n’appartenant pas à une famille « connues »…la vie de cité. J’ai mis des jupes et je m’en suis très bien sortie. Le pire c’est que c’était les filles qui étaient les plus méchantes entre elles! Aucune entraide ni « serrage de coude »plutôt des brimades et rumeurs infondées. Heureusement ça a changé quelques années plus tard.
      3. [Moi] Une fois lorsque j’avais 15 ans avec des amis on s’est programmés une journée sur paris, c’était top, bonne ambiance, rires à gogo tout allait bien…jusqu’au moment où on prend le métro et là deux mecs commencent à mettre des coups sur la tête d’une amie. J’ai mis du temps à me rendre compte de ce qui se passait…et je suis entrée dans une colère folle…Il faut savoir que je me suis toujours défendue depuis le jour où je suis allée voir mon père en pleurant parce qu’on m’avait chahutée à l’école et il m’a dit « il faut que tu apprennes à te défendre ». Donc c’est ce que j’ai fait. On en est pas venus aux mains mais ils sont sortis du métro en riant. Personne n’avait bougé et une dame qui m’interpelle ensuite pour me féliciter mais j’étais à un tel niveau de colère que je l’ai envoyé balader en lui disant qu’elle aurait pu l’ouvrir avant!!!
      4. [Moi] Ligne 6 métro bondé, je rentre de la fac, je suis épuisée. On est collés comme des sardines, c’est chiant mais bon…les yeux perdus dans le vide et les écouteurs dans les oreilles je suis là sans être là. Puis mon regard se fixe sur le visage d’une jeune femme. Crispé. Déformé. Baissé. Je regarde quelqu’un d’autre mais mon regard se pose à nouveau sur elle.Je comprends qu’il y’ a quelque chose qui cloche. Et effectivement lorsque une vague descend à la station Corvisart, il y’ a plus de place dans le métro mais le mec derrière elle est encore collé et prétend que les mouvements de la rame le font se plaquer sur elle…Je mets exactement 30 secondes à me dire qu’ il va arrêter, il faut qu’il arrête tout de suite! Mais il n’en fait rien! Alors j’arrache mes écouteurs et j’attrape la jeune fille par le bras et une pluie d’insultes inexistantes sortent de ma bouche. Il descend à la même station d’après, moi aussi alors je continue à l’insulter pendant qu’on sort de la station. Une vraie furie.
      5. [Moi] Un jour un mec m’a tout simplement suivi jusque sur le pas de ma porte. Je m’en suis rendue compte en ressortant de chez moi dix minutes plus tard pour descendre les poubelles. Le mec se tient devant moi, sur le pas de la porte et  m’avoue tout de même dans le plus grand des calmes qu’il m’a suivi depuis la gare. Comment vous expliquer ma réaction….j’avais une poubelle dans la main….
      6. [Moi] Bon cette dernière situation, parce que sinon je peux continuer 1000 ans malheureusement beaucoup trop d’anecdotes. Je tiens à préciser que ma mère m’engueule, mon chéri aussi parce qu’ils estiment que je prends des risques inconsidérables à répondre ou intervenir…Je ne dis pas que je n’ai pas peur, mais j’aurais peur de justement ne rien faire. Donc je rentrais de l’anniversaire d’une amie sur Paris. Je décide de longer les quais pour arriver vers Gare Austerlitz pour prendre un noctilien. Je me sens bien j’adore Paris les nuits d’été. J’aperçois au loin une jeune fille qui marche très vite, les bras croisés et la tête baissée. Derrière elle un mec, je n’entends pas distinctement ce qu’il dit mais on aurait dit qu’il aboyait. Quand elle arrive à mon niveau je l’interpelle  « Oh punaise ça fait trop longtemps, ça va » elle me regarde les yeux ébahis alors que je m’approche pour lui faire la bise et je lui demande « il t’embête ? « ,  elle me répond « ouais je ne sais pas » et à ce moment il arrive à notre niveau. Un mec méga alcoolisé. Et là il se met à attraper le bras de la fille et à lui crier « tu pourrais répondre SALOPE » et tout se passe très vite, j’essaie de lui faire lâcher le bras de la jeune fille et il me met une beigne comme jamais je me suis prise même aux quelques entrainements de boxe auxquels j’ai pu assister  (j’ai été sonnée mais c’est les deux jours après où j’ai vraiment eu mal) . Du coup on a pu s’enfuir et à ce moment, un groupe de mec qui était sur les quais est arrivé.  Ils ont vu ce qu’ils s’étaient passé et lui ont infligé une petite correction « ON NE FRAPPE PAS UNE FEMME, ESPÈCE DE BALTRINGUE ». Nous ne sommes pas restées pour les remercier, il était important que l’on s’en aille avant que cela ne dégénère.

Tout cela aussi pour dire qu’il est trop rare de voir des gens intervenir et cela conforte les agresseurs à se sentir libre  puisque tout le monde à bien trop peur de réagir.Alors bien sûr ça peut dégénérer et  je ne voudrais pas qu’il m’arrive quelque chose, surtout que j’ai ma fille maintenant mais justement j’aimerai que quelqu’un ai le courage d’intervenir si elle se faisait emmerder un jour.

http://www.stopharcelementderue.org/

http://payetashnek.tumblr.com/