Podcast du Cœur #3 : Je voudrais être une meilleure mère

 

 

* Retranscription*

Hello Hello,

C’est le 3e podcast que j’enregistre, non sans grande assurance, mais on essaye ! Comme je disais sur les deux derniers, je ne prépare pas, je laisse plutôt les idées et mots s’écouler de ma bouche (archi désolée pour ce terme un peu dégueu ahah), Mais je sais dés le début ce que j’ai envie de vous dire.

Je souhaite vous parler aujourd’hui d’un sujet qui me turlupine depuis pas mal de temps et je pense qui nous accompagne tous en tant que parent : Je n’ ai pas l’impression d’être une bonne mère ou je n’ai pas l’impression d’être la mère que je voudrais être. Tout cela parce que j’ai l’impression de manquer de temps et de perdre du temps que je devrais passer avec ma fille au profit de ma vie professionnelle, qui n’est pas encore posée. Je vous parlais dans le podcast précédent Podcast du Cœur #2 : Confiance en soi et doutes, réalisations et échecs de mon désir d’avancer professionnellement, de me trouver etc. Je suis sur la bonne voie. J’ai pris des décisions qui ont été très positives au début de cette année et je me sens très bien vis-à-vis de ça, mais j’ai l’impression que peut importe les décisions que je prends au niveau pro il y’aura toujours ce truc qui me « gêne » ; Où est-ce que je place le temps avec ma fille ?

Là ça va mieux parce que au niveau des mes horaires j’arrive à gérer on va dire, mais j’habite loin des lieux où je dois me rendre, en plus des problèmes quotidiens des RER, du coup le matin je vois ma fille le temps de la préparer. On ne prend pas le temps de se poser, de prendre un temps pour nous parce qu’il faudrait qu’on se lève beaucoup plus tôt (moi 5h – elle 6h !!!) et ça veut dire que le soir comme j’arrive tard je ne la vois que très peu (à mon goût) parfois pas…Ce sont des équations assez difficiles.

Et ça me frustre énormément car je ne sais pas comment m’y prendre pour que cela soit mieux ! Je me dis que le temps que ma vie pro se stabilise, afin d’envisager éventuellement un 80 % ou alors gérer mon temps comme je l’entends avec mon statut d’auto-entrepreneure ….j’ai l’impression que c’est très utopique et que je ne vais pas y arriver, même si j’espère y arriver…mais bon pour l’instant le temps passe, elle est encore petite, mais je sens bien que pour moi les semaines sont difficiles.

Après le weekend je fais parfois des choses personnelles, en vue aussi de développer des aspects de ma vie pro, mais je tiens également à ma vie sociale- de jeune femme de bientôt 30 ans qui vit pour la danse– mais pas au détriment du temps passer avec ma fille et parfois je culpabilise de sortir… Quand on sort avec elle l’organisation  parfois compliqué en transport ( cf.Prendre les transports en commun avec bébé…) ou en voiture, même si on le fait, mais le facteur crises qu’elle ne réserve qu’à nous est épuisant…mais on le fait donc les weekend on profite quand même à fond d’être avec elle !

Du coup je me pose la question de savoir si le temps que nous passons ensemble est du temps  » de qualité » ? Est-ce que toutes les activités qu’on fait ensemble sont assez bien ? Est-ce que je dois faire plus ? Parfois quand je la regarde jouer seule, je me demande si elle est heureuse ?!

Je sais que d’être un bon parent c’est de tout faire pour que son enfant se sente bien. Ou du faire au mieux. Peut-être qu’elle ne le ressent pas ou si un peu, mais par exemple ces derniers temps en la déposant chez l’assistante maternelle elle a du mal et s’accroche à moi (ce qu’elle n’avait jamais fait!). Je ressens encore plus cette petite angoisse et du coup je me demande si je lui communique (ce qui ne serait pas bon car mon devoir est aussi de la rassurer).

Tout ce que je sais, c’est que je ne dois pas être la seule à ressentir ça, beaucoup de parents vivent ça, je n’ose imaginer pour les parents solos, ceux avec des horaires en décalés…donc…c’est quand même dur et c’est une question à laquelle je n’étais pas préparée.

Quand les personnes parlent de leur expérience de la parentalité ce n’est pas quelque chose dont ils parlent. On a souvent le droit aux sujets tel que les nuits, maladies et la joie que cela leur apporte de les voir évoluer mais PERSONNE ne m’a jamais dit  « ben écoute, le temps nous manque avec nos enfants » et voile je voulais le dire.

J’aimerais que tout le monde puisse ne pas ressentir ce genre de chose. A vrai dire j’aimerais savoir qui ressent ce genre de chose…Si vous avez trouvé des solutions…

Pour le papa de ma fille, mon compagnon, il passe plus de temps car il travaille pas loin mais me dit également que les journée sont longues sans elle, sans nous…enfin on assume d’avoir eu un enfant et on ne regrette pas mais bon c’est plus dur pour nous que pour elle à mon avis…je me dis ça pour me rassurer.

Du coup on ne parle pas encore d’avoir un deuxième enfant, mais je sais que le chemin ne peut pas se faire à partir du moment où je me dis mais comment ça va se passer ? Manquer encore plus de temps et puis je n’aurais pas la liberté de prendre un congés parental comme j’ai fait avec ma fille (jusqu’à ses 1 an et demi).

Alors je me dis avoir un autre bébé…je ne m’en sens pas capable…Mais who knows ? 😉

Du coup j’aimerais bien avoir vos avis, réflexions, « retours d’expériences », je pense que ça peut être très enrichissant. Comme je disais dans Podcast du Cœur #1 : LES INSTAMOMS ! ce que j’aime dans les échanges réseaux sociaux c’est l’échanges, et certains mots qui peuvent rassurer et puis ça pourra aider aussi d’autres parents !

****

Voilà après c’est du Shit Chat,  mon téléphone qui vibre et des rires gênants !

J’espère que vous avez apprécié, n’hésitez pas à vous abonner à la page facebook et commenter si vous voulez partager ! Si vous voulez témoigner anonymement vous pouvez également m’écrire à ecrireacoeurdelouve@gmail.com

Si vous êtes intéressé.e.s pour participer à un prochain podcast écrivez -moi aussi !

Bisous

 

 

 

13-Le jour où nous sommes devenus parents !

 

damon wayans baby GIF

Oui ça c’est passé comme ça, à quelques détails près….

Novembre 2015 ! Ce fût un mois long et difficile pour tous…(cf.billet précédent sur les attentats de paris) Pour ma part, j’étais dans une bulle…une sorte de longue méditation/concentration sur l’arrivée imminente de bébé.

Imminente ?

Beaucoup de femmes sont impatientes à peine le 9ème mois entamé (j’ai pu l’observer sur les réseaux sociaux) et j’ai essayé de ne pas l’être, de rester zen « Elle arrivera quand elle voudra », « Mais oui j’ai hâte mais ça va »…

Mais à partir des 39 SA, pfiooooouuuuu que le temps devient long, tout est prêt, on sort moins, on tourne en rond….et surtout on a hâte de découvrir bébé (surtout si comme moi à la 3e écho on a rien vu)…Mais vraiment, FLEMME de faire le ménage tous les jours, boire des mixtures miracles ou marcher des kilomètres pour déclencher le travail….donc j’ai attendu hein (en regardant Grey’s Anatomy)…Bon j’ai quand même été voir les sages femmes en prétextant sentir quelque chose de bizarre et avec étonnement je me suis entendue dire que j’avais des contractions non douloureuses et un col ouvert à 1.

La date du terme est prévue le 28 novembre. Dernier monitoring de contrôle le 20 novembre. On me donne le prochain rendez-vous le jour du terme puis un autre à j+2 et déclenchement prévu à j+3.

Ma sœur :  » T’inquiète le 25 novembre c’est pour toi »

Moi : « Ouais en plus il y’ a la pleine lune  »  (Je suis une louve une vraie quoi)

Le 23 je perds un peu du bouchon muqueux…le 24 aussi mais bon ça ne veut rien dire ça peut durer encore longtemps… le soir je mange un bon thiep et je mange du piment pour la première fois depuis toute ma grossesse.

Et  à 2 h du matin, le 25 novembre donc, je ressens une sensation bizarre : ça chauffe au niveau de mes ovaires…comme avant ou au début des règles…c’est très léger mais la douleur augmente légèrement… « ça s’en va et ça  revient ».

Il n’y a AUCUN DOUTE dans ma tête…le travail commence!!!!

J’ai envie d’aller à la selle deux fois (chose bizarre pour une constipée comme moi lol) ça chauffe comme quand ton corps te signale que tu vas surement faire une bonne diarrhée… et je perds le reste de mon bouchon muqueux.

1 h après la douleur est plus forte, mais bien supportable, mais je suis trop excitée alors je me lève et j’utilise mon application pour compter les contractions…environ toutes les 10 minutes je ressens une douleur perceptible au loin qui s’intensifie puis repart

Vous voyez les vagues qui s’approchent du rivage et repartent ? Bah ça !

2 h après donc à 06h00 j’appelle la maternité pour avoir leur avis, faut-il partir maintenant ou attendre le plus possible à la maison. J’habite à 45 minutes et avec Chéri, nous redoutions de partir aux heures de pointe.

Ce dernier se réveille et se prépare à aller bosser. Je lui dis que c’est surement pour aujourd’hui mais pas maintenant… Je veux qu’il reste mais il prépare sa gamelle pour midi et va bosser. Je prends ma douche et vérifie les sacs…à 08h je lui envoie un texto « tu peux revenir j’ai trop mal »…il venait d’arriver au boulot et a donc fait demi-tour.

Sur mon appli je note des contractions toutes les 5-7 minutes. Chéri arrive mais comme il est 08h30 je lui dis que je peux attendre, parce qu’on se retrouverait dans les bouchons. Donc je continue à me préparer mais maintenant je ne peux plus marcher quand j’ai une contraction…On part à 10h…et il y’ a des bouchons car pluie donc accident…à ce moment là je suis en fou rire tellement j’ai mal (oui je réagis comme ça à la douleur!)

Nous arrivons aux urgences de la maternité de Port-Royal vers 11h15 et il n’y a personne dans la salle d’attente donc on est pris en charge rapidement. On nous installe pour faire un monitoring…qui dit que j’ai des contractions toutes les 10minutes…alors que je les ressens toutes les 5…bref col ouvert à deux…

Je me dis « On va nous renvoyer chez nous  » et j’ai pas envie, je suis fatiguée de ma nuit blanche et la sage -femme nous dit « Bon pour faire avancer le travail, allez marcher deux heures revenez pour 14h »

Et bien nous avons été faire cette longue promenade… 1h seulement! J’avais tellement mal ! J’étais avec mon long manteau à capuche sur le boulevard de Port-Royal et je m’agrippais à Chéri à chaque contraction… j’ai du m’immobiliser au milieu du passage piéton en attendant qu’une passe. Les gens nous regardaient avec des yeux ronds et certains avec des sourires, comprenant bien ce qu’il se passait. 🙂

A 13h on retourne à la maternité et je suis ouverte à 3 !!! Je fais du ballon jusqu’à 15h, on se tape des fous rires avec Chéri parce que à l’arrivée d’une contraction je lui sors  » ça va c’est pas si douloureux »  pour que deux secondes après tout mon corps se repli sur lui même…et  donc examen du col à 15h et …je suis ouvert à  4  !ce qui veut dire PERIDURAAAAALLLLLLE! C’était acté since day 1 !

La pose est non douloureuse et je ne stresse pas car on m’a fait une rachi anesthésie en août pour une opération, j’étais enceinte de 5 mois donc quasiment la même chose. Je demande à me mettre en tailleur pour être mieux. Et c’est parti ! Je gère les doses de la péri avec la télécommande, je suis soulagée, on dort, on ri, on est tout excités, les sage-femmes sont trop cools….Tout va bien, on me perce la poche des eaux…on me sonde pour uriner (je n’étais pas prévenue de cette procédure aux préparations mais booon la vie et son lot de surprises !)

Tout va bien vraiment jusqu’à un moment dans la nuit ou j’ai mal, mais MAL…au rein droit quand je suis sur le côté gauche et vice versa. L’anesthésiste de nuit arrive et constate que la péri coulait a côté. Il la remet bien, ça va mieux..pendant 5 minutes…puis ça recommence. Je rappelle, la sage femme et l’anesthésiste ont l’air blasés, et même si je leur assure que j’ai mal…ils roulent des yeux et je me sens de plus en plus mal…j’ai froid mais j’ai les jambes brulantes et j’ai de la fièvre.

Le cœur de bébé bat trop vite…Elle me dit qu’on attend encore un peu mais sinon je suis candidate à la césarienne. A ce moment là, il n’y a personne que je déteste plus au monde mais je gère mes émotions. Chéri je ne l’entend plus, il est plus abattu que moi. On reste silencieux pendant 1h environ. La SF revient pour me dire qu’elle va accoucher une autre femme donc une autre SF va venir me surveiller. Cette dernière arrive, je l’aime bien, elle dégage une bonne vibe alors je me détends, malgré certaines contractions très fortes dans les reins. A ce moment je suis très calme, avec du recul je me rends compte de la maitrise de mes émotions malgré tout et j’en suis pas peu fière. Je regarde la nouvelle SF dans les yeux et  lui dis calmement « Je veux essayer de pousser » donc elle m’examine et elle me dit « Ok ma belle on s’installe ».

Avec la péridurale, pas possible d’accoucher à 4 pattes comme je le voulais, et comme j’en avais envie à ce moment là. Quelque chose de quasi bestial…ça aurait été magnifique mais bon…me voici les pattes en l’air et j’enchaîne 30 minutes de poussées incroyables!

Je ne savais pas que je pouvais tenir si longtemps en apnée… 1 contraction : 1 poussée…Les SF m’encouragent, elles sont impressionnées (ou alors font genre), et Chéri s’avère être d’une très grande aide, pas que j’en doutais mais un petit peu. En m’imaginant cet instant, je me disais que ça me gaverait d’entendre les encouragements…mais ça m’a vraiment donné une force de fou !

J’étais donc méga concentrée : les yeux fermés, je pensais à une cascade, des flashs de moments de vie joyeux, tout en réalisant que ce que je vivais là était IN-CROY-ABLE) et je me sentais bien, je sentais ce qu’il se passait et une sensation de bien être assez mystique m’envahissait.

J’ai un souvenir de mon accouchement très « lumineux »  et chaleureux et la grosse lumière au dessus de ma tête n’y est pas pour rien j’en suis persuadée mais vraiment indescriptible…

En réalité ce qu’il se passait était un peu plus « sport » : Une fois la tête sortie, les épaules avaient du mal a passer donc les sages femmes qui étaient maintenant 6 ou 7 ont appelé la cheffe, une petite femme toute menue d’au moins 1m60, qui est venue faire une manœuvre (Jacquemier)  et une d’entre elle appuyait en même temps sur mon ventre…(Chéri m’a raconté plus tard en me disant que c’était impressionnant tout de même). Cette manœuvre consiste à aller chercher un des bras du bébé et effectuer une rotation pour le sortir. Ma fille a eu la clavicule légèrement fissurée ça s’est remis tout seul.

Puis j’entends Chéri me dire, la voix pleine de sanglot « Elle arrive, elle arrive…elle est là!’ et on me la dépose sur moi, je sens cette masse chaude, et j’éclate en sanglot…bonheur suprême…Chéri coupe le cordon, alors qu’il avait dit qu’il ne le ferait pas 🙂

Je vois une Sage Femme la prendre, prête à sortir de la salle, je me dit « Elle ne respire pas, non » mon cœur se serre immédiatement et là, elle pousse son premier cri, alors la sage femme s’arrête et fait demi-tour…. nos cœurs se remplissent instantanément d’une tonne d’ amour ! Nous sommes tellement heureux et avons du mal à y croire. Moi je veux la voir, je veux voir à quoi elle ressemble, comment elle est après tant de temps à essayer de la deviner, à lui parler, à la sentir faire du step dans mon bide…mais bon il y’ a un peu de couture à faire dans une certaine zone (déchirure naturelle) et délivrance manuelle du placenta, ça veut dire que j’ai eu un bras introduit pour racler les paroi car si un bout de placenta reste accroché ben tu peux en mourrir……brrrrrrr (en plus c’est la SF connasse qui est revenue pour ça, et la cheffe qui a fait la vérification donc deux révisions ! yeahi).

Malgré les sensations étranges et la douleur (sans le reste de la péridurale, ça aurait été plus douloureux) je suis bien, je ris, je me tords pour essayer de la voir alors qu’ils lui font les premiers soins.

Le début d’une nouvelle vie.

Ci-dessous le message de naissance que nous avons envoyé :

«  C’est en ajoutant ses 52 cm et ses 3.980 kgs à nos vies que Jessa donné naissance à une maman et un papa, le 26 novembre 2015 à 05h00. Nous sommes comblés. K & A  »

(Huuuum Chocolaaaaaaaat ! du chocolatier Jadis et gourmande ! Joli cadeau qu’on s’est empressé de prendre en photo et qu’on a mangé !!!!)

20151127_180818